Oui, mon fils, nous sommes de retour après quelques jours de repos au frais ; tu n'as bien entendu pas quitté mes pensées et je suis sure qu'en fait, tu nous as suivis puisque certains événements étaient pour moi des petits signes de ta part.
Nous sommes arrivés au Sauze jeudi dans la soirée bien avancée et, les magasins étant fermés, ton papa de coeur m'a invitée à prendre un bon repas dans un petit restaurant.
Vendredi, je me suis levée assez tard : la fraîcheur de la nuit aidant, j'ai dormi 11 heures d'affilée, chose qui ne m'était pas arrivée il y a bien longtemps. En fin de matinée, nous avons fait quelques courses à Barcelonnette et avons profité de l'occasion pour visiter.
L'après-midi, nous sommes montés au col de Larche
Samedi matin, nous sommes retournés à Barcelonnette pour visiter cette charmante petite ville et son marché hebdomadaire.
Ton papa de coeur en a profité pour faire le plein de la voiture et la passer au lavage. Premier petit signe : juste en face de la station de lavage, de l'autre côté de la route, une décoration pour annoncer une fête prochaine avec, comme seul ornement floral, un tournesol.
L'après-midi, nous sommes montés au col de la Bonette : hauteur 2802m. As-tu senti, Fab, que j'étais prête à arracher les accoudoirs de mon siège auto tant je m'accrochais à eux ? Malgré ma position assise, j'avais les jambes en coton. Ah, le vertige...
On redescend du col de la Bonette et on recommence à grimper le col de Vars, moins haut (2108m) mais bon... D'ailleurs, il a fallu abandonner la montée à deux kilomètres du sommet tellement la voiture chauffait ; j'ai pensé très fort TANT MIEUX.
Dimanche matin, on décide d'aller faire quelques courses à Barcelonnette et, au moment où on entre dans le magasin, qu'entend-on ? Nuages de Grégoire. Tu étais là, hein, Fab ?
L'après-midi, nous sommes montés au col d'Allos : hauteur 2250m, moins haut que le col de la Bonette mais encore plus impressionnant à cause de ses routes étroites (ça m'a rappelé la Corse)
On redescend par la même route mais cette fois, je suis du côté vide : aïe, aïe, aïe. Ton papa de coeur me propose d'aller jusqu'à Pra Lou, une autre station de ski,
puis de pousser jusqu'à Jausiers, un charmant petit village dans lequel nous nous sommes attablés dans un bar pour prendre un rafraichissement. Et qu'entend-on alors ? Ta main de Grégoire. Trop contente j'étais, Fab.
Lundi matin, comme d'habitude, descente jusqu'à Barcelonnette où nous avons trouvé la majorité des commerces fermés (jour de congé oblige). Nous sommes donc rentrés manger un morceau et nous relaxer
avant de prendre la route pour le lac de Serre Ponçon


Au retour, ton papa de coeur veut aller jusqu'à Tournoux où il y a un fort à visiter ; renseignements pris, il faut deux bonnes heures à pied pour y accéder et il est trop tard : ce sera pour la prochaine fois que nous retournerons là-bas.
Sur la route qui nous ramène à Barcelonnette, il voit un pont sous lequel passe l'Ubaye ; il me demande si je veux faire des photos ; "bien sûr" ; il manoeuvre donc pour accéder à l'aire de stationnement qui, nous le découvrons, s'appelle l'aire du pas de Grégoire.
Y'en a qui appellerait ça des coïncidences, moi j'appelle ça des signes de toi.
Aujourd'hui, nous avons réintégré nos pénates, pas joyeusement parce qu'il a fallu retrouver 10° de plus que là-bas. Même ton papa de coeur qui aime la chaleur a trouvé qu'on y respire mieux ; il s'est toujours promené en chemisette et n'enfilait une veste que le soir dans l'appartement.
Nous nous sommes régalés, mon fils ; et toi, ça t'a plu ?
Demain, il me faut reprendre la route du travail ; pour ton papa de coeur, c'est jeudi mais demain, il a des démarches à faire : lui et son ami Georges sont tout excités de reprendre la chasse dimanche.
Et puisque c'est comme ça, moi et Marie-Hélène irons au cinéma voir Ma vie pour la tienne ; on demandera à ta tatie de coeur si elle peut et veut se joindre à nous. A suivre...
Je vais arrêter de jacasser pour ce soir mais, que veux-tu, il me tardait de venir te parler sur ce blog.