Je viens te dire quelques mots, mon fils, avant d'aller me coucher car demain, le réveil sonne à 6 heures ; et oui, les congés sont terminés et déjà ce soir, il m'a fallu aller travailler.
Ce matin, ton papa de coeur m'a réveillée vers 9 heures : cool. Il reprend lui aussi le travail mais demain matin.
Nous sommes allés aux Jardins de Provence parce que je voulais commander la composition de fleurs que je mettrai sur ton monument vendredi 11 : tu aurais eu 26 ans sur cette terre. Et moi, j'ai envie de saluer cette date qui est celle à laquelle je t'ai donné la vie en l'année 1983. Tu ne pesais pas lourd (2kgs800) et tu étais tout ridé ; ça ne t'a pas empêché de devenir un beau et bon garçon. Pourquoi a-t-il fallu que nos chemins se séparent aussi vite, que tu partes dans ce monde invisible à mes yeux ?
Par la même occasion, j'ai acheté un petit bouquet de fleurs blanches pour mettre dans le vase ; j'ai omis de te dire que ta tatie de coeur a déposé sur le monument un bel ange blanc et qu'il y avait aussi un beau bouquet de fleurs dont des tournesols.
Après cela, ton papa de coeur m'a proposé d'aller manger dans un petit restaurant, histoire de bien finir les congés.
En rentrant, nous avons trouvé sur le répondeur un message d'Annie ; elle nous a fait la surprise de venir à la maison avec Joël, un copain d'armée de ton papa de coeur, et sa femme ; ça faisait une quinzaine d'années qu'eux et ton papa de coeur ne s'étaient pas vus. Ils nous ont promis de venir passer quelques jours chez nous en fin d'année.
Voilà, j'ai étendu une lessive et ton papa de coeur vient de se coucher après avoir regardé le match de foot. Je vais le rejoindre et voir si j'arrive à trouver le sommeil.
Demain, en fin de matinée, j'appelerai ta mamie pour prendre de ses nouvelles et j'essaierai de joindre ton frère pour papoter un moment avec lui.
Tu es toujours près de moi, mon fils, pas comme avant, mais je sais que tu es là.