La semaine de travail est bientôt finie, mon grand. On s'approche de plus en plus de ces fêtes de fin d'année qui ne signifient plus rien pour moi. Ce sont normalement des fêtes de famille : toi, tu n'es plus sur cette terre et ton frère ne souhaite pas venir dans le Vaucluse. D'ailleurs, je n'en ai plus de nouvelles depuis fin août. Et je ne souhaite pas en parler ni qu'on en parle. Alors... basta.
La vie est trop courte pour se la compliquer avec des évènements passés que l'on ne peut malheureusement pas changer. Ressasser ne sert à rien qu'à faire stagner ; il faut prendre son courage à deux mains et aller de l'avant. Et puis, que celui qui ne s'est jamais trompé ou n'a jamais fauté me jette la première pierre ; à mon avis, je ne crains rien. Avec tous les malheurs qui m'entourent, je deviens philosophe. J'ai pour l'instant la chance d'être en bonne santé et je profite du temps que j'ai à passer sur cette terre. Je ne peux forcer quiconque à me suivre sur ce chemin.
J'ai une bonne nouvelle malgré tout : ton tonton Didier "n'a que" le cancer du poumon ; le dernier scanner confirme que celui de la gorge n'a pas récidivé. Il va donc être traité avec la radiothérapie et on espère qu'elle va suffire pour "tuer cette méchante bête" de 4 cms qui n'a pas été détectée avec de simples radios puisqu'elle se cache derrière une côte.
Nous sommes allés chez ton tonton Didier dimanche dernier ; il était "comme si de rien n'était", à savoir souriant. Et nous avons donc eu l'occasion de revoir ton autre tonton.
Ce samedi soir, nous sommes invités à manger chez Bernadette et Elie ; je pense qu'on sera une douzaine. Encore une soirée agréable en vue.
Et dimanche matin, ton papa de coeur travaille ; dimanche après-midi, on verra...
Je t'aime, mon fils. Tu me manques à un point qu'aucun mot n'est assez fort pour le dire. Tu avais compris, pardonné et tu t'étais tellement rapproché de nous.
Voilà pour toi cette chanson qui m'a accueillie sur le bateau de croisière ; merci, mon fils, pour tous tes petits signes qui me font comprendre que nous nous reverrons un jour.