Tu vois, mon fils, je ne peux pas rester plus d'une journée sans venir te parler. J'ai du travail à faire dans la maison mais basta, je suis mieux avec toi.
Hier midi, j'ai eu ton frère en ligne ; il a un bon rhume et il ne soigne pas : sa philosophie "c'est venu tout seul, ça partira tout seul". Et le truc pas rigolo, c'est qu'il ne pourra certainement pas encore venir à la maison en octobre : litige avec son patron qui, de ce fait, n'acceptera sûrement pas de lui donner des congés puisqu'il faut en déposer la demande au minimum un mois avant. Ton frère va donc faire la demande ce week-end pour début novembre.
Hier après-midi, je ne suis pas allée travailler au domicile de mon patron : il faisait encore bien trop chaud pour cela. Alors, je me suis levée ce matin en même temps que ton papa de coeur qui m'a menée là-bas pour 7 heures et qui m'a récupérée en rentrant de son travail, vers 13h30 : 6 heures de ménage non stop, ouch... Et le pire, c'est qu'il faut que j'aille à la clinique vétérinaire ce soir pour faire encore et encore du ménage. Ah, je te promets que j'ai les mains propres avec tous les détergents que j'utilise (je ne sais pas travailler avec des gants). Mais bon, je suis contente de moi pour le boulot que j'ai abattu ce matin : non, non, Fab, je n'ai pas la grosse tête ni mal aux chevilles ; c'est aux bras que j'ai mal d'avoir frotté trop longtemps.
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au cimetière pour arroser les fleurs sur ton monument.
J'ai pris une douche, mangé un morceau et on est reparti à un rendez-vous. Il faut que j'appelle copain Jean-Luc qui voulait passer nous voir cet après-midi pour savoir s'il pourra venir la semaine prochaine.
Hier soir, Jeannine (la soeur de ton papa de coeur), Jean-Claude, Irène et Patrick sont venus manger à la maison ; Gilbert avait fait à manger pour 10, comme d'habitude mais bon... on a mangé des bons restes ce midi et Patrick a dû penser à nous en mangeant sa gamelle
. La soirée a été bien sympathique. Elle s'est finie assez tôt parce que Jeannine était fatiguée mais j'espère que ça lui a changé un peu les idées avant qu'elle reparte mercredi prochain en cure de chimio.
J'ai eu un petit mail de Sylvie (surnommée Nutellice) ; c'est une jeune femme que j'ai rencontrée sur internet ; elle a été opérée d'un cancer et pour elle, tout va bien maintenant. C'est super, hein, Fabien ? Mi-octobre, elle descend sur Marseille et elle s'arrêtera, à l'aller ou au retour, pour qu'on fasse connaissance en vrai. Chouette, non ? Merci, merci encore, mes fils, de m'avoir convaincue d'installer internet (ça n'a pas été une mince affaire pour vous) : grâce à vous, je rencontre des personnes avec qui j'ai des contacts réguliers très enrichissants pour moi et dont le soutien m'aide à supporter ton absence physique, mon trésor (Kikie, Pascale, Patricia, Alexia, Fabienne, Tichote, Karine, Malou... entre autres).