F aut-il te dire à quel point pèse ton absence ?
A mon avis, non, tu sais ce que l'on pense.
B ien des jours et des nuits sans toi sont passés.
I l nous faut endurer cette atrocité.
E n des livres, j'ai trouvé un immense espoir :
N ous allons un jour, toi et nous, nous revoir.
2 ans ce soir que tu es parti vivre une nouvelle vie dans le monde d'à côté. 2 ans que ton absence physique est, jour après jour, de plus en plus dure à supporter. Si au moins je pouvais en parler avec ton frère...
Depuis 7 heures ce matin, je reçois des sms (ma cop Patinette, ta tata Evelyne et ton tonton Didier, ton cousin Olivier,...) ou des commentaires sur mon précédent message ici (ma cop Kikie, mon amie Giselle,...) ou encore des petits mots sur Facebook ; ça fait un bien fou, mon fils, de savoir qu'on pense toujours à toi. Tu es toujours vivant ici-bas !
Et là, qu'est-ce que je viens de recevoir ? Ouiiiiiii, un signe de toi ? Mon téléphone relié à internet dont très peu de gens connaissent le numéro vient de sonner trois fois de suite sans qu'il y ait de réponse à nos Allo, allo... La première fois, c'est ton papa de coeur qui a décroché, les deux autres, c'est moi. 3 fois de suite, le 3 septembre.
Cette nuit, c'est à 3 heures pile que mes yeux se sont grand ouverts et ont regardé le réveil ; je suis descendue boire un verre d'eau et m'asseoir un instant dans le salon quelquefois que...
Et puis ce matin, je fais les poussières chez le comptable ; une pile de CD près de son lecteur... le CD du dessus : Grégoire (dont c'est la fête aujourd'hui d'ailleurs).
Dans la soirée, après mon travail au domicile de mon patron vétérinaire, ton papa de coeur et moi irons au cimetière pour y porter un cyclamen blanc et rose et un gros pot de petites marguerites blanches ; nous en profiterons pour changer l'étiquette sur la plaque funéraire que nous avions mis le 3 septembre dernier pour celle-ci :
Je force mon esprit à voir ton visage qui me sourit et non pas celui que je voyais le 3 septembre 2008.
J'ai maaaaaaaaaaaaal !
Je sais que tes amies Coralie et Christelle pensent à toi mais parfois, je me demande si tes amis avec lesquels tu jouais à World of Warcraft ont toujours, dans ce monde qui ne laisse pas beaucoup de temps pour se poser, des pensées pour toi, en particulier aujourd'hui.
Je ne me lasserai pas de te dire que je t'aime, Fab. Si seulement j'avais osé te le dire plus souvent quand tu étais sur cette terre...
Alors. Fred, si tu me lis, sache que je t'aime.