Tu vois, mon fils, je te l'avais bien dit que tes amies Christelle et Coralie pensent à toi ; la première a écrit un commentaire sur mon précédent dialogue avec toi et la deuxième m'a envoyé un sms qui nous dit "je pense à vous", donc elle pense à toi à travers nous.
Vendredi, j'ai reçu un grand nombre de messages qui m'ont fait beaucoup pleurer mais qui m'ont fait chaud au coeur car ils m'ont rassurée sur le fait que tu vis encore dans la tête et dans le coeur de beaucoup de personnes.
Ton monument a été bien fleuri, notamment par Nathalie, ta soeur de coeur, Bernadette, ta tatie de coeur, Monique, ma belle-soeur,...
Hier, nous avons couru les fleuristes pour en trouver un qui prépare pour samedi prochain un gâteau d'anniversaire en fleurs ; ben oui, tu aurais eu 27 ans sur cette terre. Pas de problème, nous le mettrons sur le monument dans la soirée et je t'en mettrai une photo ici.
Du coup, ton papa de coeur en a profité pour m'offrir un gros bouquet de roses multicolores : pas d'occasion spéciale mais sûrement l'envie de me faire plaisir en ce début septembre bien difficile à vivre. Ah, les dates !
Et puis, ce soir, j'ai encore les yeux bien rouges : nous avions rendez-vous à midi dans un restaurant extramuros à Avignon. 30 personnes étaient présentes et se sont mises à chanter "joyeux anniversaire" quand Damien, un petit neveu, est arrivé : 25 ans pour lui. 25 ans, l'âge pour lequel nous t'organisions une grande fête qui n'a jamais eu lieu puisque tu nous as quittés 8 jours avant ton anniversaire. Beaucoup d'émotions pour moi dont la tête imaginait cette fête.
Après le restaurant, tout le monde est allé chez Nathalie, sa maman, mais ton papa de coeur et moi nous sommes éclipsés. Je n'arrivais plus à retenir les larmes que j'avais contenues tant bien que mal durant tout le repas.
Tu dois être en colère contre moi, Fab. Mais je n'y arrive pas et je me pose la question de savoir si un jour, j'y arriverai. Je ne vis plus pour moi. Je vis dans mes pensées pour toi et pour ton frère qui est tout autant absent que toi maintenant.
Je me demande parfois si je suis une aussi mauvaise personne que ça pour mériter toutes ces douleurs. Les livres que je lis me disent que, quand nous, âmes, nous incarnons sur terre, nous avons auparavant choisi nos parents, mais aussi les épreuves que nous y vivrons pour que nous, âmes, grandissions. Si nous devions vivre sans épreuves, nous ne pourrions pas évoluer. Après notre passage sur terre, nous retournons là d'où nous venons et avons un bilan à faire sur le bien et le mal que nous avons prodigués. Je veux bien prendre conscience de ça mais l'absence est si dure à vivre...
Une amie de Cancer Deuil Soutien m'a envoyé deux textes à méditer...